La première année d’un chiot ou d’un chaton concentre plus de dépenses vétérinaires et plus de frayeurs que n’importe quelle autre année de sa vie, à l’exception peut-être de la dernière. C’est aussi l’année où vos décisions — quand vacciner, quand assurer, ce que vous laissez à sa portée — déterminent une bonne part de la suite.
Ce guide organise cette première année en trois volets : le calendrier sanitaire, le budget réel et le bon moment pour souscrire. Il ne contient pas d’ordonnances : votre animal et votre vétérinaire régleront les détails.
Le calendrier de la première année
La première visite a généralement lieu quelques semaines après l’arrivée à la maison. On y fait un examen général, on confirme l’identification par puce si elle manque, on établit un protocole de vermifugation interne et externe et on planifie la vaccination selon l’âge et la région.
La vaccination n’est pas une injection isolée mais un protocole : plusieurs doses espacées de quelques semaines jusqu’à protection complète, puis les rappels. Chez le chien se pose en outre la question du vaccin contre la leishmaniose, pertinent dans une grande partie de l’Espagne et soumis à un test préalable. Votre vétérinaire jugera s’il est indiqué selon la zone et l’âge.
Vers six ou sept mois arrive la conversation sur la stérilisation, avec des nuances selon l’espèce, le sexe, la race et le mode de vie. Et tout au long de l’année s’ajoutent les visites de croissance, où l’on suit le poids, la dentition, les articulations et le comportement.
Ce que coûte cette première année
Mieux vaut séparer le prévisible du reste. Côté prévisible, notre propre guide des prix de vaccination en Espagne situe le protocole complet de la première année entre 100 et 180 euros chez le chien et entre 90 et 150 euros chez le chat. À l’âge adulte, le rappel annuel se situe entre 40 et 90 euros selon les vaccins nécessaires.
S’y ajoutent la vermifugation régulière, la puce si elle n’est pas posée, les visites de croissance et, le moment venu, la stérilisation. Ces montants varient beaucoup selon la communauté autonome et la clinique : le plus fiable reste de demander la grille tarifaire à votre centre avant de vous engager.
La part imprévisible est celle qui fait dérailler les budgets. Un chiot qui avale une chaussette, une fracture après une chute du canapé, une gastro-entérite après avoir mangé quelque chose au parc : rien de tout cela ne figure sur un calendrier, et selon les cas cela se compte en centaines ou en milliers d’euros.
Les accidents que les jeunes animaux ont vraiment
Le schéma est assez reconnaissable. Les corps étrangers arrivent en tête : chaussettes, élastiques à cheveux, petites balles, noyaux de fruits, ficelles et, chez le chat, fils et élastiques, particulièrement dangereux car ils peuvent léser l’intestin en plusieurs endroits.
Viennent ensuite les intoxications domestiques — chocolat, xylitol présent dans certains produits sans sucre, raisins frais et secs, oignon, certains produits ménagers et plusieurs plantes d’intérieur — et les traumatismes liés aux chutes, aux sauts mal calculés et aux fenêtres ou balcons non sécurisés.
Ici la prévention n’a rien de théorique : ramasser ce qui traîne à sa hauteur, fermer les accès, choisir des jouets à la bonne taille et sécuriser les fenêtres évite la majorité de ces urgences. Cela vaut bien un après-midi avant l’arrivée de l’animal.
Quand on peut souscrire, et quand il faut le faire
Plus tôt qu’on ne le croit. L’assurance santé Petplan accepte les chiens et les chats dès 2 mois, et jusqu’à 7 ans au moment de la souscription ; les lapins jusqu’à 5 ans. Un chiot qui vient d’arriver a donc déjà l’âge d’être assuré.
Le faire tôt compte pour deux raisons. D’abord les délais de carence : 15 jours pour les accidents et 30 jours pour les maladies, ce dernier ne s’appliquant qu’à la première année du contrat. Ensuite, et surtout, les affections préexistantes : tout ce qui a déjà donné des symptômes ou un diagnostic avant la souscription reste hors garantie, chez cet assureur comme chez les autres.
Un animal jeune et en bonne santé, c’est tout simplement le meilleur moment : aucun antécédent au dossier, des carences qui s’écoulent tant que le risque est faible, et pas de course contre un diagnostic. Chez Petplan, le remboursement peut atteindre 100 % des frais couverts, avec un plafond annuel de 3 100 € et une franchise de 45 € par maladie et non par consultation.
Ce qui reste exclu, première année ou pas
C’est de là que viennent presque tous les malentendus, car une bonne part des dépenses de la première année relève de la prévention alors que l’assurance santé couvre accidents et maladies. Sont exclus la vermifugation et la lutte contre les puces, la pose de la puce, les visites de routine ou de prévention, le détartrage et la stérilisation.
Les vaccins sont eux aussi hors garantie de base. Petplan propose une garantie facultative Santé + Vaccins qui rembourse 100 % du coût des vaccins prescrits par votre vétérinaire, vaccin contre la leishmaniose compris, jusqu’à 90 euros par an ; elle doit être souscrite expressément et se renouvelle chaque année avec le contrat.
Autrement dit : l’assurance n’est pas là pour financer le calendrier prévisible. Elle est là pour que, le jour où votre chiot avale quelque chose, la décision ne se prenne pas en regardant le prix. Ce sont deux poches distinctes, et les deux se planifient.
Quatre choses dont vous vous féliciterez
Enregistrer la puce à votre nom au registre de votre communauté autonome, et pas seulement à la clinique. Dès le premier jour, conserver au même endroit le carnet de santé, les factures et les comptes rendus : ce sont exactement les pièces qu’une demande de remboursement réclame. Veiller à ce que le bilan annuel inclue la bouche, car les soins dentaires ne sont couverts que s’il y a eu un examen dentaire dans les 12 mois précédant l’apparition des signes.
Et souscrire pendant que l’animal est en bonne santé, avant qu’il n’y ait quoi que ce soit à inscrire dans son historique. C’est la seule des quatre qui ne se rattrape pas plus tard avec le même résultat.


